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Votre blessure d'abandon est-elle activée?

Annonce EB_300X250_couple_banc.jpgDepuis plus de vingt ans, je travaille beaucoup avec les blessures de l’âme que nous avons afin d’en devenir conscients et de les guérir. L’une d’entre elles est la blessure d’abandon que nous avons tous à différents degrés. Bien que présente dès la naissance, c'est vers l’âge d'un an qu'elle commence à être éveillée par le parent du sexe opposé – ou toute autre personne qui a représenté ce parent.

Comme toute blessure, elle est nourrie par de nombreuses croyances et le fait de travailler sur nos croyances a donc toujours un effet bénéfique sur nos blessures. La croyance la plus forte liée à la blessure d’abandon est que les personnes du sexe opposé nous aiment SEULEMENT si elles nous portent beaucoup d’attention, nous soutiennent dans tous nos projets et recherchent souvent notre présence. Lorsque nous sommes très affectés par cette blessure, nous en ressentons, par conséquent, beaucoup plus l’effet dans nos relations intimes.

Aussitôt que notre blessure est activée, nous réagissons et nous portons un masque, croyant moins souffrir ainsi. Le masque qui accompagne la blessure d’abandon est nommé le dépendant. Chaque fois que j'utilise ce mot dans cet article, cela indique une personne chez qui la blessure d’abandon est active.

Une autre croyance qui est très forte chez le dépendant est que PLAIRE est synonyme d’aimer véritablement. Voilà pourquoi la blessure est si souvent activée. D'un point de vue spirituel, nous avons tous besoin de nous rappeler ce que veut dire aimer véritablement. Nous l’avons oublié au fil de nos nombreuses vies. Voilà pourquoi le dépendant s’attire sans cesse des situations où il se sent abandonné.

Prenons l’exemple d'une petite fille qui a un papa très occupé par son travail ou d'autres occupations. Même quand il est à la maison et dit à sa fille qu’elle est sa princesse, elle n’est pas satisfaite. Elle voudrait qu’il passe encore plus de temps avec elle et moins de temps avec sa mère ou ses autres occupations. Il se peut même qu’elle s’arrange pour se faire disputer par sa mère dans l'espoir que son père prenne sa défense. Ainsi elle se sentirait plus aimée. Quand il ne prend pas sa défense, surtout si l’enfant juge que sa mère est injuste dans ses punitions et qu'il est lâche de ne pas l'affronter, elle commence à développer la blessure de trahison qui est toujours associée à la blessure d’abandon.

Ce genre de réaction continue même à l’âge adulte et le dépendant recherche sans cesse l’attention de son partenaire. Cependant, pour nous aider à guérir cette blessure, nous avons besoin d'expérimenter des situations où nous nous sentons abandonnés pour apprendre que ce n’est pas vrai que l’autre nous abandonne. Ce n’est pas parce que notre partenaire n’est pas toujours à nos côtés qu’il ne nous aime pas. Il a tout simplement d’autres occupations.

Le dépendant utilise toutes sortes de façons pour avoir l'attention et le soutien tant attendus. Il pleure, il s’attire des malheurs, il ne peut rien décider seul. Il est très capable, mais ne veut pas montrer tous ses talents et ses forces de peur que son conjoint ne veuille plus l’aider. Tout seul, il ne s'intéresse pas à grand-chose, car il aime surtout la présence de l’autre. Il peut même se comporter en victime en s’attirant une maladie après l’autre, croyant ainsi pouvoir garder l’attention de son partenaire. À défaut de ce dernier, quelqu’un d’autre pourrait le remplacer, mais l’attention des personnes du sexe opposé est toujours favorisée. Le dépendant aime aussi recevoir de l’attention quand il parle de tous ses problèmes. Il a le don de rendre l’histoire très dramatique et même drôle grâce à ses talents de comédiens.

Tous ces comportements aggravent, amplifient la blessure d’abandon. Ce dont il a besoin, c’est d’apprendre à s’aimer lui-même pour arrêter de tant rechercher l’amour des autres. S’aimer, c’est accueillir le fait que nous sommes différents des autres. Nous agissons et nous sommes souvent à l'opposé de ce que nous avons appris qui était bien ou mal.

De même, aimer quelqu'un c’est l'accepter tel qu’il EST dans ses différences, et ce, sans vouloir le changer, sans le critiquer, sans jugement de bien ou mal. C’est donc être capable d’accueillir que l’autre a ses propres préférences, forces, faiblesses, désirs, croyances, peurs et besoins, qui sont souvent différents des nôtres.

Tandis que PLAIRE, c’est vouloir faire plaisir à l’autre en lui donnant ce à quoi il s’attend, en faisant ce qui lui plaît ou ce avec quoi il est d’accord.

Comme vous voyez, il y a une nette différence entre PLAIRE et AIMER. Vous pouvez beaucoup aimer quelqu’un et à un moment ne pas pouvoir lui plaire ou ne pas pouvoir répondre à ses demandes. Souvenez-vous que cela ne veut pas dire que vous ne l’aimez pas, mais seulement que pour vous aimer pleinement et répondre à vos propres besoins, il vous est impossible de lui plaire à cet instant. Il en est ainsi quand l’autre ne veut pas vous plaire dans certaines situations.

Vous aimer, c'est aussi accepter le fait que vous avez peur d’être abandonné et avez développé différents comportements en conséquence. Vous aimer, c’est ne pas juger votre façon d'être du moment. C’est vous donner le droit d’être humain et le temps qu’il vous faudra pour devenir une personne plus autonome qui vivra par conséquent mieux ses relations au sexe opposé.

Maintenant que vous connaissez la différence entre plaire et aimer, vous vous souviendrez que personne en aucun temps n’est obligé de vous plaire et qu’on peut vous aimer quand même. L’avantage quand nous avons moins d'attentes envers les autres est qu'ils ont plus envie de nous faire plaisir.

Je dois préciser que plusieurs personnes confondent la blessure d’abandon et la blessure de rejet. Quand vous vous sentez abandonné par une personne du même sexe, cela touche en réalité votre blessure de rejet qui n’est pas du tout vécue de la même façon. Vous trouverez plus de détails sur les cinq blessures dans le livre que j’ai écrit à ce sujet.

Lise Bourbeau

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