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Prenez-vous le temps de sentir ce que vous vivez?

Annonce EB_300X250_fille_quai.jpgBeaucoup de personnes sont convaincues d'avoir de la facilité à sentir alors qu’en réalité elles ressentent des émotions. Il est vrai que pour sentir, le corps émotionnel est actif, mais – tout comme les corps physique et mental – il peut être influencé par notre ego. Afin de sentir véritablement, nous devons être dans notre cœur, centrés, ce qui implique que l’ego n’est pas de la partie.

Commençons par faire la différence entre trois façons d’utiliser notre corps émotionnel. Les définitions suivantes sont celles d’Écoute Ton Corps, qui ne sont pas nécessairement les mêmes que celles d'un dictionnaire.

Sentir, c’est être capable d’utiliser sa sensibilité pour observer, sans jugement, ce qui se passe à l’intérieur de soi. Sentir permet de savoir ce qui se passe sur tous les plans : physique, émotionnel, mental et spirituel (l’être au complet).

Ressentir, c’est être capable de percevoir la charge affective présente dans l’environnement. C'est une fonction naturelle du corps émotionnel.

Une émotion est une agitation intérieure causée par une accusation mise en mouvement par une peur pour soi.

Je me suis rendu compte que plus une personne est sensible, plus elle a de la difficulté à sentir. Pourquoi ? Parce qu’elle a trop peur de souffrir. Tant qu’il y a des émotions, il y a de la souffrance. C'est lorsque nous nous permettons de sentir véritablement que nous ne vivons pas d'émotions.

Prenons l’exemple d’un père qui vit des choses difficiles avec son fils adolescent. Ils n’arrivent pas à se parler ou à faire des ententes. Ils finissent par se disputer, car ils ont des façons très différentes de voir la vie. Ils vivent de plus en plus de malaises et d’émotions ensemble.

Le père peut être convaincu de sa capacité de sentir en disant par exemple : je sens tellement de colère retenue dans mon fils, ça me fait mal, car je ne sais pas d’où vient cette colère. Ce dont il parle est du RESSENTI et non du SENTI. Pour savoir ce qu’il sent, il faudrait qu'il se pose cette question : Comment est-ce que je me sens quand je perçois la colère de mon fils et que nous nous disputons ? La réponse sera alors très différente : Je me sens impuissant, rejeté, incapable, comme un mauvais papa, démuni, etc.

Cela montre que quand nous RESSENTONS quelque chose, nous devons aller plus loin et nous demander comment nous nous sentons face à ce ressenti.

Il existe un bon moyen que je vous suggère pour vous aider à faire la différence entre un ressenti et un senti. Lorsque nous parlons d’un ressenti, nous utilisons des noms. Par exemple, je ressens de la colère, de la tristesse, etc. Lorsque nous parlons du senti, nous utilisons des adjectifs. Par exemple, je me sens triste, impuissant, rejeté, incapable, mauvais, démuni.

  • Si le papa avait dit, je sens la colère en moi quand je vois l’attitude de mon fils, il parle encore de ressenti. Il doit aller plus loin pour SENTIR.

Pourquoi est-ce si important ? Parce que nous ne pouvons régler aucun problème tant que nous n’avons pas été capables de sentir ce qui se passe en nous. J’y reviendrai plus loin après avoir fait la différence avec l’émotion.

  • Quand le père dit : Je trouve mon fils injuste, il ne me donne pas la chance de m’expliquer, en plus il est fermé, fainéant, etc., il utilise des qualificatifs pour nommer des émotions, donc des accusations. S'il s’accuse lui-même d’être impatient et intolérant avec son fils, ce sont aussi des émotions.

En faisant l'exercice de trouver comment il se sent quand il accuse son fils ou lui-même, il constatera encore que les sentiments peuvent être tout autres.

Donc, un vrai sentiment ne contient jamais de malaise ni d’accusation. Il n’y a que de l’observation. Voilà pourquoi en sentant, vu que nous sommes centrés, nous créons une ouverture pour trouver une solution au problème.

Revenons au père qui a dit : Je me sens impuissant, rejeté, incapable, comme un mauvais papa, démuni. S’il s’en veut de se sentir ainsi, il n’est plus centré. Il est retombé dans l’émotion, à cause de l’accusation qui vient de son ego. Pour sentir véritablement, il est nécessaire qu'il  se donne le droit de se sentir ainsi avec son fils. Pour y arriver, il pourrait se demander s’il est possible que son fils vive la même chose avec lui.

Ce que nous vivons avec une personne, nous l’avons vécu avec notre parent du même sexe que cette personne. Même si la relation à notre enfant est très différente de celle avec notre parent, il est certain que nous nous sommes sentis de la même façon. Ce qui est important, c'est de faire abstraction des comportements et de s’en tenir seulement à ce que nous sentons ou à ce que nous sommes.

Pour revenir à notre exemple de la relation père-fils. Il est important que le père partage à son fils comment il se sent et qu'il s'est senti ainsi avec son propre père. La seule raison pour laquelle cela se reproduit, c’est parce qu’il n’avait pas accepté cet aspect chez son père et encore moins chez lui-même.

Grâce à l’acceptation inconditionnelle de son propre père, de lui-même et de son fils, il peut y avoir une réconciliation. Les trois ont la même chose à apprendre : se donner le droit d’être et de se sentir comme ils se sentent. C’est la raison pour laquelle ils ont été attirés dans cette famille. Cela leur donne l’occasion de régler des conflits persistant probablement depuis de nombreuses générations.

On sait qu'on s'est pardonné (accepté) lorsque la situation s'améliore. Si elle persiste, c’est qu'on ne s’est pas donné le droit d’avoir été comme notre parent. Il est nécessaire de se donner du temps pour y arriver.

Il est important aussi de se souvenir que je peux par exemple me donner le droit d’être impatiente dans certaines circonstances. En l’acceptant vraiment, je mets en mouvement un changement. Je vais m’apercevoir que je deviens de moins en moins impatiente. C’est le miracle de l’acceptation.

C’est ça l’amour véritable : SE DONNER LE DROIT D’ÊTRE HUMAIN.

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