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06 - Dans ma vie

Les jours suivant l’atelier

 

 

Moi

Je deviens plus consciente de mes blessures, du moment où elles s’activent.

Petit à petit, je commence à faire la lumière sur ce qui me met en réaction dans ces moments-là. Les peurs qu’elles réveillent.

Étrangement, ça m’amuse presque de m’observer quand je suis en réaction : mon égo peut être très divertissant parfois!

 

L’autre, et moi

J’observe aussi les blessures des gens qui m’entourent, leurs comportements, leurs attitudes.

Beaucoup de scènes me reviennent en mémoire et je me rends compte à quel point ces personnes et moi essayons de nous protéger.

Je me revois en réaction, bouclier de protection dehors. Je me rends compte que j’ai parfois réveillé les blessures de certaines personnes, qui à leur tour ont sorti leur bouclier.

Mais avec le recul, ces scènes prennent un autre visage : non pas celui de personnes qui s’agacent mutuellement, mais plutôt celui de personnes qui se protègent respectivement.

 

Moi

J’ai l’impression de déposer les armes.

 

L’autre, et moi

Une vraie prise de conscience que l’autre, quelle que soit la façon dont je le juge, souffre.

Alors après le temps de la rancœur, de l’agacement, de l’impatience, du jugement vient le temps de l’empathie, de la compassion, de l’amour et du pardon.

 

Moi

J’accepte l’idée que j’ai parfois besoin de mes masques pour me protéger.

Je m’autorise à être humaine.

  

L’autre souffre autant que je souffre. Je souffre autant que l’autre souffre. À la même intensité.

 

 

Mercredi 25 mars 2020

 

Malgré les exercices d’ETC et les « Je respire » que je pratique régulièrement et qui me font du bien, il reste encore des moments où la peur m’envahit.

 

Pour m’aider à passer ces instants où la respiration m’apaise, mais pas suffisamment, je pratique la méditation.

En général, si je peux, ça se passe comme ça : je vais m’allonger, me met un casque sur les oreilles, je vais sur YOUTUBE où je choisis une méditation et je me laisse guider.

Quand la peur prend trop de place, avoir une voix qui me guide me détend bien plus vite que si je médite seule.

Il arrive que je passe de très bons moments méditatifs, mais il arrive aussi que je finisse plus agacée que détendue. Parce qu’il y a de tout sur YOUTUBE, vraiment. Le meilleur comme le pire. En clair, les méditations guidées que j’écoute n’ont pas toujours l’effet recherché.

 

Donc, un jour je décide de passer à l’action et de créer moi-même ma méditation. Je m’assoie devant mon ordinateur et j’écris un texte qui me va bien, que j’enregistre ensuite. Je trouve le résultat apaisant.

Dans la foulée, pour faire face à ma peur de ne pas être à la hauteur, je l’envoie à des amis qui ont, pour certains d’entre eux, l’habitude de faire des méditations guidées. Et je l’envoie aussi à mon professeur de yoga qui a l’habitude d’en écrire et d’en enregistrer. L’avis de mes amis compte, mais elle, c’est une professionnelle, contrairement à eux.  Alors ma peur à ce moment-là est à son comble !!

En fait, je cumule la peur de ne pas être à la hauteur et celle du jugement : « Et si elle trouve ça nul, et si elle me trouve culottée de faire ça sans compétences professionnelles, et si et si et si... ».

Bon, bref, j’appuie sur « envoyer » et je me dis « Ouille ouille ouille! Qu’est-ce que j’ai fait? ».

 

Toujours très polie, respectueuse et bienveillante, ma prof de yoga me répond quelques jours après en me disant que « la musique est un peu trop forte selon sa perception, mais que c’est très bien. » Yessss !! 

Et mes amis me répondent à la quasi-unanimité qu’ils ont adoré! Yes, yes, yes !!!  

 

Et un autre YES parce que cette médiation est aussi une façon de répondre à mon besoin d’accepter ma force, mon droit d’exister et ma valeur!

Je fais un triple salto intérieur!

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Être bien, ça s'apprend