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04 - Dans ma vie

Dans les jours qui suivent l’atelier

 

Il me faut quelques jours pour me remettre de ce weekend flipette. Je me sens toujours très fatiguée et j’ai de plus en plus la conscience de toutes ces peurs qui m’accompagnent.

Je respire.

Plus les jours passent, plus je les reconnais, les observe. Observe l’effet qu’elles ont sur moi. Je suis stupéfaite de réaliser à quel point elles sont là, à quel point elles ont un impact sur mon corps.

Alors je respire.

Je parle avec mon égo, de plus en plus souvent.

Je respire.

Pour m’aider, je suis le conseil que les formatrices nous ont donné lors des ateliers, lui donner un nom. Le mien s’appellera tout simplement « mon égo ». Je lui donne aussi une forme physique : il est tout rond, gris, avec de gros sourcils.

Donc je parle à « mon égo », régulièrement. Avec gentillesse et bienveillance. Et j’ai de plus en plus l’impression de parler à une personne, ça me rend les choses plus faciles.

Et je respire.

Parfois, « mon égo » me regarde avec tendresse et tristesse, comme s’il voulait me protéger et qu’il y arrivait un peu moins bien que d’habitude. Un peu comme un enfant qui a fait une bêtise : penaud. Je lui explique que ça va, que je gère la situation. Je le remercie d’avoir été là pour moi, de m’avoir protégé. Je lui dis aussi qu’aujourd’hui, face à cette peur, je n’ai plus besoin de lui, que je m’en sors bien toute seule. Qu’il faut qu’il se rassure. Et surtout, je lui dis que je l’aime et souvent, je le prends dans mes bras.

Je commence avec des « petites » peurs, ce qui est super car ça me permet de sentir « rapidement » à quel point accepter une peur est libérateur. Ça me motive d’autant plus pour travailler sur mes plus grandes peurs.

Un exemple tout simple mais assez révélateur du fait que j’ai peur de tout et n’importe quoi : un dimanche matin, en me promenant, je croise un chat noir, puis un deuxième moins de 10 minutes plus tard : un qui fuit en me voyant, l’autre qui me regarde, imperturbable, assis au beau milieu du trottoir. D’habitude, je me serai dit « Oh,là,là, ce n’est pas bon signe du tout ! ». (Ma croyance : les chats noirs portent malheur). Mon cœur se serait mis à battre plus fort, mon esprit à mouliner pour essayer de savoir qu’est ce qui allait me tomber dessus. Mais non, aujourd’hui, je constate que ma croyance fait son apparition, que j’ai un peu de peur qui arrive mais que rapidement, je respire, je parle à « mon égo » et je lui dis que j’accepte cette croyance et la peur qui va avec mais que je suis prête à la laisser partir. Alors je m’arrête, je regarde le chat dans les yeux et lui dis que je n’ai pas peur de lui. Puis je continue ma route, bien plus sereine que d’habitude. ET JE RESPIRE !!

 

Vendredi 20 mars 2020

1er Entretien SKYPE avec ma consultante

 

Le but de cet entretien est de faire connaissance et de définir mon objectif pour la phase 1. Ma consultante me pose tout un tas de questions auxquelles je réponds avec le plus de clarté possible. Normalement, cet entretien se fait avant le 1er atelier de la formation mais dans la mesure où j’ai décidé de m’inscrire au dernier moment et que je n’ai pas non plus commencé par le 1er atelier qui est « les 5 blessures », ma consultante estime que cet ajustement de programme n’est pas grave.

Et avec un certain flegme de me dire : « D’ailleurs, que toi tu aies commencé ta formation par l’atelier sur « les peurs » c’est très bien ! La vie est parfaite ! ». 

Après un long échange, on convient ensemble de mon objectif pour la phase 1 : « J’ai de la difficulté à faire des choix car j’ai peur de perdre et de manquer et de ne pas être aimée et je veux arriver à être épanouie autant dans ma vie privée que professionnelle ».

Je suis prête, allons-y !

Cliquez ici pour lire la suite : 05 - Le coup de scalpel

Être bien, ça s'apprend